Un automne bien rempli en forêt 🍂
L’automne est une saison charnière en forêt.
Cette année encore, il a été marqué par plusieurs séances de martelage, notamment dans d’anciennes chênaies aux structures devenues trop homogènes avec le temps.
Des peuplements réguliers, souvent monospécifiques, qui ont longtemps été considérés comme “optimaux”, mais qui montrent aujourd’hui leurs limites face aux stress climatiques, aux sécheresses répétées et aux pressions sanitaires croissantes.

Diversifier les peuplements pour renforcer la résilience 🌳
L’objectif de ces interventions est clair : irrégulariser les peuplements, à la fois en âge, en diamètre et en essences.
Cela permet de renforcer la résilience des forêts face au dérèglement climatique.
Une forêt diversifiée est plus stable, plus adaptable et offre, sur le long terme, une gestion plus sereine.
Régénération naturelle… et plantations ciblées 🌱
La régénération naturelle joue un rôle central dans cette approche.
Elle permet à la forêt de se renouveler à partir des individus les mieux adaptés au site.
Mais l’objectif n’est pas de miser uniquement sur elle.
Lors des martelages, des trouées sont volontairement créées afin de laisser entrer la lumière pour permettre la plantation ciblée d’essences plus adaptées au climat actuel et futur.
Ces plantations viennent compléter la dynamique naturelle, enrichir la diversité spécifique et anticiper l’évolution des conditions climatiques.
C’est une gestion active, raisonnée et prospective.

Les bases de la sylviculture mélangée sous couvert continu 🌲
Ces interventions s’inscrivent pleinement dans une logique de sylviculture mélangée sous couvert continu, qui :
favorise la régénération naturelle,
maintient un couvert forestier permanent,
respecte les dynamiques naturelles,
tout en assurant une production de bois durable et de qualité.
Une approche progressive, fine, et adaptée aux forêts feuillues comme aux peuplements mélangés.

Des outils simples pour mieux décider 🧰
Pour raisonner les interventions, des outils simples suffisent.
Le relascope à chaînette en est un très bon exemple.
Souvent méconnu, il permet d’estimer rapidement la surface terrière d’un peuplement.

📐 La surface terrière, c’est quoi ?
Il s’agit de :
la somme des sections des troncs mesurées à 1,50 m du sol, ramenée à l’hectare (exprimée en m²/ha).
C’est un indicateur clé de la densité du peuplement, très utile pour :
ajuster l’intensité des éclaircies,
équilibrer production, lumière et régénération,
éviter les excès de densité ou les ouvertures trop brutales.
Une gestion forestière qui se comprend sur le terrain 🌳
Ces notions prennent tout leur sens lorsqu’elles sont expliquées directement en forêt, par l’observation et l’échange.
C’est aussi ainsi que les propriétaires peuvent se réapproprier leur forêt et faire des choix éclairés pour l’avenir.
Vous êtes propriétaire forestier ?
Vous souhaitez :
diversifier vos peuplements,
renforcer la résilience de votre forêt,
mettre en place une sylviculture mélangée sous couvert continu,
ou être accompagné pour des martelages, diagnostics et choix d’essences adaptés au climat ?
📩 N’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre forêt et définir ensemble une gestion cohérente, durable et adaptée à vos objectifs.